lundi 1 septembre 2014

Interlude enchanté

Dans Natilik à Céüse
La blessure nous assène un coup la vilaine ! Atteinte physique presque toujours suivie d'une atteinte morale. On se plaint, on se dit que le corps n’a de cesse d’entraver nos projets… Rassurez-vous, c’est ce que tout le monde fait.
Jusqu’au jour, pas si lointain, où l’on réalise enfin que la blessure est un temps que le corps et l’esprit se donnent pour emprunter des chemins de traverse et se régénérer. Vue sous cet angle, la blessure devient positive !

Les petites joubarbes du plateau de Céüse

Certes, elle met notre patience à l’épreuve et permet au doute de s’insinuer mais elle nous ramène en même temps à notre fragilité et à plus d’humilité. Inestimable temps de gestation…Tout cela semble un peu cliché et pourtant, c’est tellement vrai. 
Passés les premiers émois, elle nous permet de nous ouvrir à ce que la tyrannie de la réalisation et des projets décourageait en nous de curiosité, à interroger aussi ce qui nous pousse à grimper. Bref, la blessure libère et fait du bien !

L'arc en ciel de l'été 

Rappelez-vous la reprise après de longs mois d'arrêt. On est un peu nul, c’est vrai mais quelle extase ! On emprunte des itinéraires nouveaux, auparavant négligés car jugés trop faciles donc inintéressants. On se satisfait de voies normales en s'exclamant « C’est génial ! Ce qu’on est bête de ne pas y être allé avant ! »
Rien n’est plus vain que de s’accrocher désespérément à ce que l’on a été. Rien ne rend plus malheureux que de réclamer comme un dû, hic et nunc, notre niveau d’hier. En s’acceptant tel que l’on est, on s’offre au contraire la possibilité d’expérimenter un nouveau champ de sensations.
On se « libère du connu » pour reprendre les termes du philosophe indien Krishnamurti et ça fait fichtrement du bien ! 
Les plus sages n’ont pas besoin d’en passer par la blessure pour savourer l’instant tel qu’il se présente mais pour nous qui sommes au départ du chemin, c’est déjà une première étape vers l’ultime détachement ! Toute voie vient à point à qui sait vieillir :)


Avec Christophe Dumarest au sommet du Mont Aiguille

Avec la fin de l’été, nous nous sommes embarqués sur le vaisseau du Mont Aiguille. 
Le nuage s’immisce entre les clochetons, visite chaque repli de rocher, de tissu et de peau, y diffusant son baiser humide et chaud. 
Allongée au fond de cette minuscule caverne à flanc de paroi, je contemple l’arrondi de ma fenêtre ouverte sur la nuit et que la brume semble éclairer. Arnaud dort déjà. J’aimerais bien m’abandonner au sommeil et en même temps, je ne suis pas pressée. Quelque chose résiste en moi de plus fort que la fatigue. Je ressens la situation comme immensément confortable. Pas au sens habituel du mot bien sûr car le matelas est mince et l’oreiller fait de cordes assez dur. Qu’importe. La sensation de sécurité et de confort est intense. Un confort de l’esprit, quelque chose de souverain qui abonde soudain et qu’aucun des artifices du confort moderne ne permettrait de faire ressentir. Un sentiment d’adhésion totale, une sécurité de l’âme, semblable à celle que doit vivre le bouquetin isolé avec ses semblables sur ce pâturage du ciel… 
Le temps et la mémoire sont suspendus et je réalise une fois de plus que grimper sert à cela. Grâce à l'effort juste, atteindre ces instants d’oubli de soi, de béatitude heureuse, ces instants de contemplation magiques qui nous relient à ce qui nous entoure.
Quatre cordées et nos deux amis s’endorment là-haut, dans le berceau du Mont aiguille. Blessés ou pas, nous sommes tous bien chanceux ce soir-là. We are so blessed disent les anglais… Ne vous disais-je pas plus haut que la blessure voisinait toujours avec la fortune !

L'un des charmants  résidents du sommet...

Et pour vous souhaiter une belle rentrée, ces mots simples et lumineux de Nassim Eshqi, une super grimpeuse iranienne qui lutte pour vivre sa passion au sein d’un pays et d’une culture auxquels il est difficile d’échapper ;
« When we are climbing, we are the happiest creatures in the milky way ! »


lundi 20 janvier 2014

Stages d'escalade 2014


Le calendrier des stages d'escalade 2014 est en ligne sur notre site.
Avec Arnaud, nous proposons cette année des week-ends et des stages d'été à Céüse (adultes et jeunes) pour se familiariser avec cette falaise mythique, un stage d'initiation grandes voies dans les magnifiques gorges du Verdon, un stage Yoga-Escalade à Orpierre pour alterner grimpe et bien-être, des petits séjours à Annot pour s'initier au trad et à la fissure ainsi qu'un beau voyage en Jordanie… 
N'hésitez pas à nous contacter pour plus d'informations !

dimanche 22 décembre 2013

J'ai demandé la lune au rocher

Merci à Bertrand Delapierre de nous avoir suivis, Arnaud et moi, sur ce projet entre grimpe et poésie. Cela se passe en Corse, dans les belles Aiguilles de Bavella...

jeudi 29 août 2013

Des petites barres maison à la pâte de dattes


L'été s'achève et j'ai envie de partager avec vous une petite recette toute simple de délicieuses barres crues, idéales pour les sorties en montagne et falaise.

jeudi 6 juin 2013

Stages d'escalade à Ceüse cet été !

Avec Arnaud, nous allons proposer des stages de grimpe sur notre falaise préférée…. et ailleurs :)
Pour voir le programme des stages 2014 : http://vagabondsdelaverticale.wordpress.com/stages-climbing-camp/

mercredi 22 mai 2013

Freycinet Peninsula


Quelques images de la côte est de la Tasmanie et de la péninsule de Freycinet, un petit paradis pour se balader et grimper.